San Pedro de Atacama, oasis dans le désert.
Arrivés fatigués de notre excursion inconfortable en 4x4 dans le sud bolivien, nous comptions bien recharger nos batteries à San Pedro, côté chilien.
D'abord totalement déçus par ce bourg envahi de sable et de poussière que le vent faisait virevolter à plaisir dans des rues non goudronnées, nous avons ensuite été conquis par le charme et la sérénité du lieu: on pourrait facilement y passer une quinzaine de jours...que nous n'avons plus car notre décompteur s'est doucement mis en marche !
Déjà, il faut préciser que nous y avons trouvé une jolie chambre, à l'atmosphère chaleureuse et d'une propreté irréprochable: douche chaude + couette moelleuse = le bonheur ! La terrasse ensoleillée équipée de mobilier de jardin a achevé de nous conquérir. De plus, si l'on vous dit que nos voisins de chambres étaient une sympathique famille de tourmondistes belges, vous comprendrez que l'on se croyait presque à la maison!
Ensuite, fief touristique de longue date, San Pedro a su s'équiper d'une multitude de délicieux restaurants, dont un tenu par un chef français (avec un serveur ch'ti !), où il fait bon s'attabler en soirée, autour d'une cheminée et devant un menu complet (pour 6 euros !). Nous y avons retrouvé avec joie de succulentes pièces de viande grillées.
Alors voilà, ralentir un peu le pas l'espace de quelques jours, savourer un petit-déjeuner pris au soleil en compagnie du charmant châton de la maisonnée, et ôter gants et bonnets, du moins pour la journée, ça donne deux tourmondistes regonflés !
Mais le charme de San Pedro ne s'arrête pas là. Déambuler nonchalemment dans les rues où tous les murs sont fait d'adobe ou contempler la beauté simple d'une église aux murs blanchis, se détachant sur un ciel sans nuages, c'est cela aussi qui contribua à nous faire oublier nos déconvenues touristiques du Sud Lípez.
Si Emilie a davantage ralenti le rythme, Loïc, lui, comptait bien profiter du lieu pour s'adonner à de multiples activités sportives:
randonnée, surf sur des dunes géantes, VTT, ascension d'un volcan actif...

Enfin, san Pedro de Atacama, c'est surtout un cadre unique: celui d'une oasis lovée au creux d'une rivière au débit ralenti, entourée d'une interminable chaîne de volcans (plusieurs centaines) de la précordillère des Andes et située au milieu d'une plaine parmi les plus arides du monde. Ici, il pleut environ 5 fois par an et chaque averse dure 2 minutes... Rien que du minéral !
D'ailleurs, les noms des vallées environnantes vous donneront déjà un avant-goût des paysages: Vallée de la mort, Vallée de la Lune (et oui Elodie, il y en a plusieurs!), Salar d'Atacama... Tous ces reliefs ont été scupltés par les éléments durant des milliers d'années. Ici, plus qu'ailleurs, la complexité géologique est impressionnante.
Mais depuis le promontoire de Quitor, où siège une forteresse précolombienne (pukara), la bourgade apparaît comme un îlot de verdure au milieu du désert. Le soir, la nuit se fait très fraîche, mais n'empêche pas d'observer les étoiles étinceler dans un ciel parfaitement clair. Merci San Pedro !