Retour vers le futur ?

Ca y est ! La belle aventure, c'est fini ! Pourtant, nous avons bien failli de pas revenir samedi 30 juin comme prévu... En effet, alors que nous étions samedi matin, la bouche en coeur, devant le comptoir d'enregistrement des bagages de la compagnie Ibéria, à l'aéroport de Madrid, l'hôtesse nous déclare la bouche en coeur, elle aussi: " surbooking " !!!! Cela signifie que la compagnie a vendu plus de billets qu'elle n'a de places dans l'avion en réalité. Nous étions les deux seules personnes à rester sur le carreau; Ah, la bonne blague !.
Surbooking sur les 16 autres vols, ça nous aurait arrangé , car cela signifie souvent compensation financière; Mais samedi, à quelques heures de nos retrouvailles avec la France, nous n'étions pas vraiment prêts à prendre le vol suivant et reculer l'heure de nos retrouvailles avec les parents d'Emilie ! On était rouge de colère et vert de peur !
Bref, après une course dans l'aéroport, des sourires et des appitoyements, nous avons fini par embarquer à l'heure dite samedi.
Nos coeurs étaient tout serrés en arrivant sur Paris, que nous retrouvions après 10 mois. Nous étions très pressés de sortir de l'avion
C'est la première fois que notre avion arrivait avec de la pluie sur les hublots... Nous avions été prévenus, la grisaille était là elle aussi pour nous accueillir; Après un verre bu ensemble à la brasserie de l'aéroport (où nous nous adressons à la serveuse en espagnol ! Que c'est étonnant tous ces gens qui parlent français autour de nous!), Elodie a repris sa route, et nous sommes remontés vers notre Nord natal, avec les parents d'Emilie, heureux de raconter notre séjour! C Bien sûr, nous sommes assez occupés, et cette première semaine est vite passée; D'ailleurs, nous avons l'impression d'être revenus depuis 6 mois !! Globalement, nous sommes surpris maintenant par des choses qui auparavant nous semblaient normales; Cet après-midi, à Lille, les gens courraient dans tous les sens, les autoroutes bouchonnaient. C'est presque plus fatiguant que d'arriver à La Paz ou à Lima, ça nous saoûle! La frénésie commerciale semblait la règle (soldes, achats en quantités, publicité très envahissante). Les prix nous semblent tous exorbitants et on dirait que tout a augmenté... Cette société de consommation nous dégoûte à présent. Bref, nous devons nous réacclimater, et récupérer du décalage horaire n'est pas le plus difficile. On peut r'partir ?
11h03, derrière la vitre séparant les passagers des familles, nous apercevons les parents d'Emilie, ainsi que notre meilleure fan, Elodie, tous venus spécialement nous accueillir ! Quelle joie ! Ce moment, tant rêvé et imaginé, est enfin arrivé ! Nous n'arrivions pas à y croire !

15h00: Nous arrivons, fiers d'avoir bouclé la boucle, chez les parents de Loïc, à Villeneuve d'Ascq; Là encore, chaleureuses retrouvailles;
e fut comme cela durant toute la semaine... Retrouvailles avec famille, filleuls, et amis, rencontre avec les bébés nés durant notre tour du monde; On prend des nouvelles de chacun, personne n'a changé, on se retrouve tous comme avant, c 'est génial ! A ce niveau là, revenir est beaucoup plus sympa que de partir !

La paperasse française nous attendait déjà pour faciliter notre retour... ! Nous passons ainsi beaucoup de temps à refaire le point sur notre situation : banque, mutuelle et sécurité sociale ( La MGEN nous emm... encore !), rectorat (Emilie à ce jour n'a toujours pas son affectation précise). Nos recherches d'appartement nous prennent aussi un peu de temps. De ce côté, heureusement, nous avons été chanceux : nous avons déjà trouvé ! Mais en remplacement du "sac à dos", ce sera bientôt "opération pinceaux"
On se rend compte maintenant que tout était plus simple "dans le monde"; Ici, on nous demande des papiers pour tout, les services sont très décevants, on attend des réponses, on doit rappeler le lendemain, et on est seuls pour se débrouiller; La moindre démarche semble hyper compliquée !
Là-bas, il y avait toujours un inconnu pour nous dépanner, ou encore pour nous demander "How is it ?", ou "Como esta ?". Ca aussi, ça fait bizarre... Ici, on est clients, consommateurs et rien d'autre.
L'apparence est une donnée fondamentale et les relations entre les gens nous semblent encore plus superficielles...Tous fashion...mais porter le dernier tee-shirt à la mode signifie t-il "bonjour" par le même occasion? On passe, on s 'en va, peu de sourires, peu de politesse.
Le gaspillage général nous choque également; Dans les pays en développement, il est évident qu'il ne peut pas être encore entré dans les moeurs. Mais en France ?