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Qui Sommes Nous?

  • : Emilie & Loïc : l'école buissonnière autour du monde
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  • : Emilie et Loïc -STOP- 34 et 37 ans -STOP- mariés - Maman et papa d'Ulysse, 4 ans ! et Olympe 2 ans -STOP-Passion:"Voyage, voyage..."-STOP-
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 17:36
Ùltima Esperanza (dernier espoir), c'est le nom d'une province du sud chilien... Est-ce nécessaire de préciser qu'il ne fut pas donné par hasard par les premiers explorateurs lorsqu'ils arrivèrent dans cette région isolée où, là encore, on a le sentiment d'être au bout du monde (y aurait-il plusieurs bouts du monde ???): la Patagonie. A cheval sur le Chili et l'Argentine, la steppe patagonne couvre le sud du continent sud-américain; c'est un territoire immense, très peu peuplé (moins de 1hab/km2) et où les villes sont distantes de plusieurs heures de route à travers la "pampa" .En Australie on appelerait cela du "bush"...toujours est-il que c'est un vaste désert, à la végétation rase, balayée par le vent.
C'est dans cette région que nous avons passé 2 semaines, sans prendre le temps de nous coiffer, tant le vent est puissant (honnis soit qui dira que Chnord est une région de vent !) : rafales à 100-120km/h, de quoi déplumer les condors et mettre à poil les guanacos ! Inutile de préciser qu'il faut parfois être motivé pour aller marcher (quand on pense que certains campent !) ou simplement faire des courses au coin de la rue ! Fini le temps des cocotiers... Changement d'ambiance : cette fois, c'est bonnet et k-way, mais toujours en randonnée !
Ici, il faut composer avec le ciel, scruter, espérer. Il n'est point question de malchance...quand le temps est mauvais, c'est plutôt normal. Mais quand le ciel est dégagé, alors on se sait chanceux, et il faut foncer. Nous n'avons connu qu'un dimanche affreux, durant lequel on s'est fait fouetter les joues. La pluie semblable à des grêlons devait nous rappeler que la Patagonie ne se laisse pas apprivoiser si aisément. Dans ces moments là, on prend son mal en patience au coin du feu: lecture, bon repas entre amis de voyage, ...et on reporte les espoirs météo au lendemain.

Voila aussi pourquoi nous ne ferons qu'un article sur la Patagonie car entre les journées d'attente et les longs trajets de bus, la découverte se fait au gré de ce que le ciel patagon veut bien nous offrir. Et en la matière, quand les nuages se dégagent des sommets où ils aiment s'accrocher, le spectacle en est presque irréel, à la fois pour l'amoureux (le gaga même!) de la montagne qu'est Loïc mais aussi pour Emilie, pourtant éternelle fille du plat pays!
LES fameuses "Torres del Paine" dans le parc eponyme.
Les montagnes ici prennent une tout autre dimension, non pas par leur altitude (3000m environ) mais par leur verticalité: tours (torres) du Paine, Fitz Roy, Cerro Torre... et quantité d'autres à donner le vertige aux meilleurs alpinistes ! Ici, c'est du top niveau. De plus, ces massifs sont accompagnés de tous leurs attributs: lacs d'un turquoise laiteux, nombreux glaciers (en Patagonie se trouve la 3ème plus grande calotte glaciaire du monde, après l'Antarctique et le Groënland), et faune andine: guanacos (espèce de lama, Euh pardon !), condors, renards, nandous (petite autruche).
D'ailleurs, pour ses 28 ans, Loïc s'est offert une grosse glace: le Perito Moreno, monstre de 15kms de long sur 5kms de large, l'un des seuls glaciers au monde qui ne recule pas. Et là, quand la nature fait un cadeau d'anniversaire, ca vaut le coup : nous avons été très impressionnés par ce géant blanc, haut de 60m, car il vit: on entend et voit la glace  tomber avec fracas, par pans entiers, dans le Lago Argentino; le bruit, semblable à un feu d'artifice, se répercute sur les montagnes.  On a l'impression d'avoir 10 ans en promenant ses yeux le long des parois avec l'espoir d'assister  à la chute  tonitruante  d'un sérac, qui devient alors un iceberg à la dérive. C'est tout simplement fascinant.


Contrairement à Bruce Chatwin qui, dans son ouvrage En Patagonie (1967), évoque qu' "à l'horizon, la terre et le ciel sont confondus dans la même absence de couleurs", nous avons su apprécier ce que la Patagonie nous a donnés. Dans ces régions rudes, on est forcément moins exigeants, et donc plus vite satisfaits. Une absence de couleurs ??? Que dire alors des arcs-en-ciel multi-quotidiens du parc Torres del Paine, des maisons peintes de jaune, de rouge ou de bleu de Puerto Natales, ou des couleurs chatoyantes de l'automne au pied du Fitz Roy? Couleurs d automne ... en esperant apercevoir le Fitz Roy

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Published by Emilie et Loïc - dans Amérique du Sud
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commentaires

François F. 29/03/2007 16:40

Article qui donne réellement envie d'y être ou d'y aller dans un prochain voyage... Un bel article presque aussi bien que le brillant blog le puma974 ! L'élève dépasse-t-il le maitre ? Bécos à vous deux de La Réunion (30° à l'ombre)

Emilie 30/03/2007 23:41

Comment l'élève peut-il oser imaginer dépasser le maître ??? Moi qui t'ai tout appris... Quelle déception! Allez, petit, tu as encore tant à apprendre: Ton maître se surpasse tous les jours pendant ce grand voyage et tu bénéficieras à son retour de ses connaissances encore mises à jour !

Audrey 28/03/2007 07:38

SU-PER-BE !!! Continuez à nous émerveiller ! De gros bisous à vous deux, Audrey, de Jakarta (34° à l'ombre...)